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Ton corps à 10 000 mètres dans les airs

27 juillet 2026 - Peidi Zhao iconfb iconth iconbs iconred iconpin

As-tu déjà pris l’avion pour un long vol? As-tu ressenti de la fatigue, eu la gorge sèche, mal à la tête et les jambes engourdies?

C’est normal! Pendant que tu t’esclaffes en regardant un bon film, ton corps, lui, lutte pour s’adapter à ce nouvel environnement.

Air, pression et altitude

L’altitude de croisière d’un avion de ligne varie selon la distance du vol. Plus un vol est long, plus l’altitude est élevée. Et vice-versa! Cela permet d’optimiser la consommation de carburant et d’éviter les turbulences.

Pour les vols de plus d’une heure, cette altitude se situe généralement entre 9 000 et 13 000 mètres. C’est plus haut que le mont Everest!

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À cette hauteur, la pression est plus basse qu’au sol.

Photo: Boarding1now/Dreamstime

 

La pression, c’est quoi?

L’air exerce une pression sur tout ce qu’il entoure. La mesure de cette pression est la pression atmosphérique. Plus on monte en altitude, plus l’air est rare. Un plus petit nombre de molécules d’air exerce une moins grande force qu’un grand nombre de molécules d’air. Cela donne donc une plus basse pression et moins de molécules d’oxygène.

 

L’oxygène est essentiel à la vie. Pour que notre corps ait un apport suffisant en oxygène, il faut pressuriser la cabine de l’avion en y ajoutant de l’air.

De ce fait, la pression dans l’avion devient plus élevée qu’à l’extérieur, pour se rapprocher des conditions de pression auxquelles nous sommes habitués sur terre.

Environ 50% de l’air utilisé pour pressuriser la cabine provient de l’extérieur. Et comme il n’y a pas beaucoup d’air en altitude, la vapeur d’eau qui s’y retrouve se fait rare elle aussi.

De l’eau dans l’air?

« Attends, il y a de l’eau dans l’air? » Haha, oui… et non! L’eau dont on parle est sous forme gazeuse. Elle vient de l’évaporation de l’eau liquide à la surface de la Terre par la chaleur des rayons du Soleil.

Quand il y a moins de vapeur d’eau dans l’air, celui-ci est plus sec, ce qui nous déshydrate. C’est normal!

Cela peut causer des maux de tête et de la nausée, d’où l’importance de boire beaucoup d’eau (mais pas trop, pour ne pas avoir à aller à la salle de bain toutes les heures!) avant, durant et surtout après le vol.

Photo: Imgorthand/iStock

Ça ne goûte rien!

L’air sec dessèche également tes muqueuses nasales et tes papilles gustatives, ce qui les rend moins sensibles. C’est pourquoi en avion, on a l’impression que rien n’a de goût. Les saveurs sont réduites d’environ 10 à 30%, en fonction de l’aliment.

Bon, pour cela, pas de remède magique, mais ça ne fait que rehausser le goût du premier plat que tu manges après l’atterrissage! Miam!

En parlant d’atterrissage, juste avant que je te laisse aller manger, il te faut franchir une dernière épreuve : celle du barotraumatisme des oreilles

 Baro–quoi?

En décollant, tu avais peut-être remarqué que tes oreilles se sont bouchées. Cela est dû à la différence de pression entre l’air dans tes oreilles et celui de la cabine.

C’est le même principe pour l’atterrissage, où tes oreilles pourraient faire mal, un peu comme si tu plongeais profondément dans l’eau.

En pinçant ton nez et en expirant doucement (comme pour te moucher), tu peux rééquilibrer les pressions et déboucher tes oreilles. Tu peux aussi bâiller ou mâcher de la gomme.

Photo: Dobrila Vignjevic/iStock

Des jambes en Jell-O

Bon, tu te prépares maintenant à sortir de l’avion. Tu te lèves et… ouf! Tes jambes sont toutes molles! Ça, c’est parce que pendant le vol, tu es resté assis sans trop bouger.

À la maison, même si tu restes assis, tu as assez d’espace pour changer de position, ce qui aide le sang à circuler. Dans l’avion, ce n’est pas toujours possible. On recommande de se lever fréquemment, hors des zones de turbulences, bien sûr, pour marcher dans les allées. Faire bouger tes muscles fera mieux circuler le sang et les rendra moins douloureuses à la fin du vol.

Et le cerveau?

Maintenant, ton corps se sent beaucoup mieux, mais qu’en est-il de ton cerveau? Il doit être fatigué, après toutes ces montagnes russes! Eh oui, il n’y a pas juste ton corps qui cherche à s’adapter à l’environnement de l’avion!

La cabine est petite, on doit se baisser pour ne pas se cogner aux compartiments à bagages ; on est entassés ; les murs sont tout blancs ; physiquement, on ne se sent pas à son top ; bref, ce n’est pas un hôtel cinq étoiles!

L’inconfort, l’anxiété et même la peur sont tout à fait normaux. Certains ont même une phobie de l’avion, ou plutôt une phobie d’un accident en avion.

Photo : Hispanolistic/iStock

N’hésite pas à demander de l’aide à l’équipage si tu en as besoin. Les pilotes effectuent de nombreuses vérifications pour s’assurer que l’avion est en bon état et les agentes et agents de bord sont prêts à aider les passagers dans toutes les situations.

De plus,  l’avion est l’un des moyens de transport les plus sûrs au monde.

Un voyage dans un « oiseau en métal », ça peut faire peur au début, tant à ton corps qu’à ton cerveau. Mais il est facile d’améliorer ton expérience. Enfin, n’oublie pas ton passeport, et pense au beau voyage qui t’attend!

 

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