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Le rôle des grands-parents chez les animaux

11 mai 2026 - Agence Science-Presse iconfb iconth iconbs iconred iconpin

Un grand-parent dont le bagage de connaissances peut être utile à son groupe, ça n’existe pas seulement chez les humains. Beaucoup d’études ont révélé chez diverses espèces animales l’existence de tels individus, capables de contribuer à la survie même de leur groupe.

 

Photo : Cheryl Jayaratne/iStock

En 2024, l’écologiste australien Keller Kopf avait inventé à leur sujet le terme «conservation de la longévité»: c’était une façon de souligner le fait qu’en matière de conservation de la nature, se concentrer uniquement sur le nombre d’individus à protéger serait trop limitatif. Il faudrait travailler à préserver la «pyramide des âges », parce que l’expérience acquise par les plus vieux est sans égal.

Cela va de l’éléphant âgé qui conduit son groupe à un ancien point d’eau lorsque tous les autres sont asséchés, jusqu’à l’animal qui s’est bâti avec le temps un solide système immunitaire, en passant par les vieilles baleines et leur expérience des routes migratoires, ou les grands-parents de plusieurs espèces qui contribuent à protéger les petits. C’est en plus du fait que les plus vieux et les plus gros des grands mammifères, comme les bisons et les hippopotames, laissent derrière eux davantage de crottes, qui fertilisent le sol ou transportent les graines sur de plus grandes distances.

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Bisons en cours de migration, parc de Yellowstone (États-Unis) Photo : Neal Herbert National Park Service/USGS

Sauf que les plus vieux sont davantage à risque d’être victimes des chasseurs humains, qui ont tendance à sélectionner ceux qui, parmi ces animaux, ont dépassé l’âge de la reproduction.

«Ces dernières années, il y a eu un corpus croissant de preuves quant aux connaissances, habiletés et leadership, qu’ont les individus plus âgés dans leurs sociétés», résume dans le magazine Yale Environment 360 l’écologiste du comportement Jennifer Smith, de l’Université du Wisconsin.

Qui plus est, commentaient en janvier les écologistes Philippa Brakes et Marc Bekoff, reconnaître l’existence d’un bagage de connaissances et d’expériences chez ces animaux peut devenir une façon de plus de relativiser le caractère unique de l’humain…

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